
Ruralité
MRC de la Minganie - Côte-Nord
Pour les parents d’enfants atteints d’un handicap physique ou mental, il est difficile de concilier les soins à domicile avec le travail et, surtout, de trouver du temps libre pour les loisirs ou tout simplement pour éviter de s’exténuer. Vient parfois à ces parents dévoués l’espoir sous diverses formes. Entre autres possibilités, il existe des maisons de répit où des personnes qualifiées prennent en charge les enfants et leur prodiguent, pour une période déterminée, les soins qui leur sont nécessaires. Voilà la vocation de l’unique maison de répit de la Minganie, L’Espoir de Shelna.
Organisme sans but lucratif, cette maison a vu le jour en 1996, après deux années de travail acharné qui ont découlé d’une rencontre sur la condition de vie des personnes handicapées et de leur famille en Minganie. Le prêt d’une maison unifamiliale a été le déclencheur des opérations de ce nouvel organisme, vital pour la région. L’Espoir de Shelna offre ses services à l’ensemble de la Minganie, de Sheldrake à Natashquan, d’où l’appellation Shelna.
La maison de répit L’Espoir de Shelna vise à :
Jusqu’en 2004, impliqués à cent pour cent dans ce projet, les citoyens et les citoyennes de la MRC de la Minganie ont soutenu financièrement l'organisme avec l'aide de la Régie régionale de la Côte-Nord.
Au fil du temps, L’Espoir de Shelna a vu s’accroître sans cesse la demande pour ses services. Pour parvenir à y répondre, la maison de répit devait parfaire la formation de son personnel actuel, se doter de ressources humaines spécialisées et, en particulier, trouver de nouveaux locaux. De fait, il s’agissait d’offrir des services de répit de type hébergement 24/7, c’est-à-dire offerts vingt‑quatre heures sur vingt-quatre, sept jours sur sept.
Avec ces changements, l’organisme prendrait une ampleur régionale et permettrait aux personnes le désirant de demeurer plus d’une journée à L’Espoir de Shelna ou d’y résider en permanence. Par ailleurs, cela réduirait et rentabiliserait les déplacements des parents.
Un long processus de financement commençait pour les administrateurs et pour les bénévoles de la maison de répit. Une campagne de levée de fonds a démarré, et la population de Minganie a mis tout son cœur pour organiser un radiothon et d’autres festivités. Pour finir, grâce aux Sœurs de la Charité de Québec, L’Espoir de Shelna a pu acquérir en avril 2005 le Manoir de la promenade situé près des installations actuelles.
Les efforts à déployer pour parachever ce projet ne sont nullement terminés. II reste à entreprendre tout un travail d’aménagement des locaux et de telles installations entraînent des frais considérables. Pour alléger leur charge, les administrateurs ont conclu des ententes de service avec différents intervenants. Par exemple, ils ont négocié l’exécution des travaux d’entretien mineur de la bâtisse avec le Centre de santé de la Minganie continue de soutenir l'organisme. De plus, l’engagement de la population se poursuit avec la création de plans d’accessibilité qui seront élaborés à titre gracieux par un ergothérapeute de la région. Les deux bâtisses – l’ancienne et la nouvelle – sont utilisées par la maison de répit, jusqu’à ce que les travaux soient complétés au Manoir de la promenade.
Ce projet entrepris en réponse à un besoin exprimé par la population a mobilisé l’ensemble des citoyennes et des citoyens de la MRC de la Minganie pour sa réalisation.
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Titre du projet : |
Maison de répit |
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Financement : |
Coût total : 409 850 $ |
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Personne-ressource : |
Annick Cormier Maison de répit L'Espoir de Shelna |
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Champs prioritaires du plan de travail : |
Amélioration de la qualité de vie |
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Secteur d'activité : |
Tertiaire |
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Municipalités dévitalisées : |
12 |
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Emplois : |
8 |
Maison de répit L'Espoir de Shelna (2005), « Achat d'une maison de répit-dépannage et de gardiennage ». Plan d'affaires. 24 pages